Vers une Sobriété heureuse (Mushishi) – Par Remy-San

VERS UNE SOBRIÉTÉ HEUREUSE MUSHISHI
VERS UNE SOBRIÉTÉ HEUREUSE MUSHISHI

Mushishi est à la base un manga de Yuki Urushibara (1999 – 2008) de 10 tomes qui a été adapté en anime de 2 saisons (2005-2014) avec un total de 46 épisodes (sans compter les épisodes spéciaux, films etc…)

Alors je le dis tout de suite, comme ça ce sera fait : Il est le N°1  de mes animes préférés de tous les temps.

Présentation :

Mushishi, se traduit en français par « le maître des insectes ». Or, ce ne sont pas vraiment des insectes que l’on va côtoyer tout au long de l’anime mais à des sortes d’organismes primitives qui ne sont pas visibles par les êtres humains.

C’est un anime qui mélange : écologie, fantastique et Japon traditionnel.

L’histoire :

Mushishi est une suite d’histoires ou de contes autour de ses fameuses formes de vie primitives. Ces histoires narrent les péripéties de Ginko, un spécialiste en « mushi », une des rares personnes à pouvoir les voir, et qui a le don de les attirer, ce qui fait qu’il ne peut pas rester longtemps dans un même endroit et le pousse à être un itinérant.

Cet anime possède t-il des défauts ?

Cela me fait mal au coeur de le dire, mais il possède 1 ou 2 défauts mais ses défauts sont aussi des qualités.

1er défaut ? : La lenteur des épisodes

En effet, dans le manga : 1 histoire = 1 ou 2 chapitres de manga. Il est donc compliqué en animation de créer 1 épisode de 20 minutes sur 25 pages de manga, c’est trop peu…

Mais cette lenteur est un avantage car l’ambiance et l’univers correspondent tout à fait à cette atmosphère lente et paisible.

C’est un peu comme lorsqu’un pécheur de campagne va à Paris et qu’il voit tous ses hommes d’affaires courir partout avec une montre à la main, surbooké de 15 rendez-vous. Alors que le pécheur, lui, est assis au bord d’un fleuve, il écoute le ruissellement de l’eau et attrape un poisson toutes les heures sans connaître le moindre stress.

C’est exactement ce ressenti que l’on a lorsqu’on regarde Mushishi.

2ème défaut ? : Le design des personnages

Que ce soit le personnage principal ou tous les autres personnages, aucun charisme ne s’y dégage, et ils se ressemblent tous comme deux gouttes d’eau.


La Nature est au centre de l’histoire

Dans Mushishi, le véritable personnage principal n’est pas Ginko comme on pourrait le penser, mais la Nature.

En effet, la nature contrairement aux personnages, fourmille de détails et de beautés. La Nature est une entité, une conscience, une sorte de monde où l’animisme règne.

Animisme : vient du latin « anima » = âme

L’animisme est une croyance qui attribue une âme aux animaux et aux objets. Les chamans et animistes représentent chaque rivière, chaque pierre, chaque arbre comme un esprit, une conscience.        (cf. Avatar le film)

Par contre, l’animisme présenté dans Mushishi est assez différent de ceux des peuples primitifs et des chamans.  Dans Mushishi, il n’y a pas de tribus primitives, de réincarnation, de culte des ancêtres, de sacrifice d’animaux, de transe etc…

Il s’agit simplement d’un respect de la Nature. Un peu comme les Amish qui n’utilisent ni pétrole, ni électricité.

En France, il y a à ma connaissance 2 personnalités françaises qui revisitent  la spiritualité de la Nature (ou la Beauté de la Nature),

Il s’agit de : Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi.

« Ma vision » écologiste par rapport à Mushishi

  • L’homme doit-il rejeter la nature (en la détruisant) ou bien cohabiter avec elle (en la respectant) ?

Pour ma part, j’ai toujours détesté le camping, les insectes, les araignées, les toilettes sèches, le manque de confort, la pluie, le froid, le vent…

Malgré tout, en regardant Mushishi, on a l’impression que vivre dans une maison en bois, sans ordi ni télé, c’est le bonheur le plus total pour les êtres humains que nous sommes.

Je pense que la Sobriété (ou la Tempérance), c’est la « réalité de la vie » et le Capitalisme c’est « une grosse erreur de la vie ».

  • Pourquoi détestons-nous autant la nature, et comment peut-on s’améliorer ?

Nous sommes nés dans un confort, une technologie qui font que notre esprit s’est habitué à un seul mode de vie : le modernisme.

Selon moi, il sera impossible de changer de mode de vie et de revenir dans un monde dépourvu de béton. Par contre, il y a des choses auxquelles on est tout à fait capable de faire, comme :

  1. Consommer moins et consommer selon nos besoins physiologiques (nourriture, vêtement, éducation, santé, logement)
  2. Privilégier la solidarité et la collectivité, plutôt que l’individualisme et la compétition
  3. Changer ses habitudes (privilégier les sacs en cartons plutôt que les sacs en plastiques…etc…)

Conclusion :

Voilà à quoi Mushishi m’a fait prendre conscience quand je l’ai regardé, j’espère que cela vous aura donné envie de le regarder à votre tour !

Pour ceux qui veulent choisir la même voie « 道 » (michi / Dô) que Mushishi, je vous invite à regarder des vidéos de Pierre Rabhi (un philosophe écologiste agriculteur français).

 

 

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